Les travaux dans les calendriers médiévaux

Jardin médiéval de Bazoges-en-Pareds, Vendée. Potager et plantes médicinales.

Les pages 2 à 6, réalisées par Alain Naury, montrent les activités enlluminés dans les livres du XIIème au XVIème siècles.

 

Le travail est devenu dans les temps médiévaux, un moyen de rédemption pour l'âme du pêcheur.

Les travaux à la campagne suivent le rythme des saisons et les fêtes chrétiennes s'ajoutent aux travaux saisonniers, toute l'année.

Le plus ancien calendrier médiéval d'Occident est celui de Salzbourg en 818, dans un livre profane qui calque le temps sur l'observation des étoiles des anciens et des symboles du zodiaque dans l'astrologie. Ce livre profane est exceptionnel à une époque où le livre est recopié par des moines, à partir de textes de l'Antiquité . Les livres d'Heures, de prière vont intégrer des calendriers richement illuminés et calligraphiés, pour la société des aristocrates, aux 14ème et 15ème siècles.

Les peintres de calendriers vont fixer les représentations des mois et des activités :

  • janvier : a deux visages pour montrer qu'il regarde l'issue et l'entrée de l'année ou mangeant /buvant pour se réchauffer du froid de l'hiver
  • février : avec une vieille figure se chauffe au feu
  • mars : porte à la main une serpe pour tailler la vigne et les autres arbres
  • avril : porte joyeusement une fleur car arbres et vergers sont fleuris
  • mai : un cavalier porte au poing un épervier car les prés sont verts et que l'on aime les animaux
  • juin : un paysan fauche, la faux à la main
  • juillet : il tient une faucille à la main et moissonne ses blés
  • août : il bat le blé au fléau
  • septembre : il vendange
  • octobre : il sème son blé et l'araire va devant
  • novembre : il garde les porcs dans un bois où ils mangent des glands
  • décembre : il frappe le porc comme un boucher

Le blé, la vigne et la viande sont les plus représentés, blé et vigne appartenant au registre de l'Antiquité, repris par l'Eglise à travers les symboles du pain et du vin.

Ces activités ne montrent pas la difficile condition des paysans, elle n'est pas réaliste, selon George Comet, ces images ont été choisies par les clercs et les seigneurs pour que les paysans acceptent de leur payer les dîmes (une part des récoltes et profits).